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Paradis tragiques

Cette lumière des îles bleues

Me porte en joie factice au gré

De mes nuits à force d'yeux

Ouverts sur mon vide figé


Je regarde cette baie criarde

De ballets enjoués artificiels

De ces ombres, formes naïades

Qui gesticulent coulant de miel


De leurs culs en melons bronzés

Riants à force forcées au néant

De ces vies transparentes choyées

Qui jouent à vivre le cœur béant


Mes pas crissent, sable à la dérive,

Et les vagues me rappellent sans cesse

Une autre côte, une autre rive

Là bas, ce souvenir d'elle, ma déesse.


Ces mots sorti d'un coin d'enfer,

De ma fenêtre d'exil doré

Oiseaux de paradis en plein air

Qui m'apaisent en hypnose sacrée.





 
 
 

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